Le “beep” qui m’a le plus excité de ma vie

Depuis le mois d’août, nos produits sont maintenant disponibles chez les détaillants Jean Coutu, Brunet, le Naturiste (et très bientôt Uniprix).  Il y a quelques semaines, je suis allé à ma pharmacie du coin pour voir à quel endroit ils avaient placé nos produits.

Après avoir compté combien de brosse à dents il restait sur le crochet, j’ai décidé de me faire plaisir et d’en acheter une.  Au moment où la caissière a scanné ma brosse à dents et j’ai entendu le « beep », j’ai soudainement ressenti une grande joie accompagnée d’une vision.  La vision de toutes les étapes que nous avons franchie afin que nos brosses à dents se retrouvent dans des grandes chaînes nationales et qu’elles fassent « beep » lorsque que la caissière les caresse sur le lecteur optique.

Ayant moi-même chercher, en vain, de l’aide pour construire notre structure logistique, je vous propose un petit parcours dans le monde du commerce au détail. En espérant que cela pourra peut-être aider, un tant soit peu, les futurs entrepreneurs qui souhaiteront vendre dans les grandes bannières pharmaceutiques. D’ailleurs, si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter ce blogue.

Nous voici à l’étape ou nous avons un bon produit, qu’il a fait ses preuves avec le commerce électronique, que l’étiquette (emballage) est conforme aux règlement de Santé Canada, que les détaillants ont accepté de vendre les produits et que la production est capable d’augmenter sa cadence. Juste ça, ça prend des mois!

L’aspect le plus méconnue mais un des plus importants : GS1 Canada (ECCnet).

C’est un peu comme le Facebook de tous les produits vendus au Canada et dotés d’un code barre.

Vous avez probablement remarqué que tous les articles vendus ont un code barre. En fait, toutes les boites doivent avoir leur code barre afin de les identifier rapidement dans la logistique.  Au Canada, c’est GS1 Canada qui régit le système des codes barres. C’est un peu comme le Facebook de tous les produits vendus au Canada et dotés d’un code barre.  Pour les néophytes, c’est un système assez difficile à comprendre, par la suite on s’habitue.  Donc, on doit créer nos codes barre puis remplir toutes les caractéristiques des produits (grandeur, poids) et l’associer à la boite qui le contiendra. Ex. Les pharmacies reçoivent des caisses de 12 brosses à dents adultes. La caisse à un code de 14 chiffres (GTIN -14) et l’article consommateur (brosses à dents que les gens achètent) ont un code de 12 chiffres (UPC -12). De plus, il faut indiquer la « palettisation », en quelque sorte, comment seront montée les palettes.  Combien y aura-t-il de boites sur une rangée (Ti) Combien y aura-t-il d’étages (Hi).  Chaque entrepôt à ses propres règles concernant les dimensions des palettes et les renseignements qui doivent figurer dessus. Finalement, comme avec Facebook, on publie notre page de produits avec nos clients qui peuvent alors voir nos informations.

La logistique entre les acteurs

Par la suite, il faut arrimer, les fournisseurs, le transporteur, le courtier en douane, les douaniers, notre entrepôt, le siège social des détaillants,  l’entrepôt des détaillants qui finalement, s’occupera de ses succursales.  Tous doivent être au courant de l’information afin de savoir ce qu’ils doivent faire, au moment opportun.  L’entrepreneur joue alors le rôle d’un chef d’orchestre qui, à l’aide de sa petite baguette, indique aux différents intervenants lorsqu’il est le temps, pour eux, de s’exécuter.

Bref, j’espère que vous comprenez mieux maintenant pourquoi je fus si excité par le simple « beep » de la caisse. Tant d’étapes et tant d’intervenant sont sollicités pour qu’un si petit objet, comme une brosse à dents en bambou, soit sur un crochet de pharmacie.

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